AMP – Infertilité
Centre Clinique d’AMP au CHU de Besançon : Prise en Charge de l’Infertilité
Le centre clinique d’AMP (Assistance Médicale à la Procréation) du CHU de Besançon vous accueille pour une prise en charge complète de l’infertilité. Il collabore étroitement avec le laboratoire de biologie de la reproduction, dirigé par le Pr Christophe Roux. Ces deux entités forment une unité intégrée : Médecine et Biologie de la Reproduction, tant sur le plan fonctionnel que spatial, sous la responsabilité du Pr Christophe Roux.
L’équipe clinique comprend deux praticiens (Dr Agnani et Dr Lagré), deux sages-femmes et une psychologue, assurant un accompagnement personnalisé et multidisciplinaire.
L’unité biologique inclut le laboratoire de biologie de la reproduction et le CECOS (Centre d’Étude et de Conservation des Œufs et du Sperme). Elle est composée du Pr Christophe Roux, du Dr Alphée Bailly pour le laboratoire, du Dr Oxana Blagosklonov pour le CECOS, et de sept techniciennes de laboratoire.
Le centre d’AMP gère toutes les techniques d’assistance médicale à la procréation : préparation des gamètes, inséminations intra-utérines, FIV (Fécondation In Vitro), ICSI (Injection Intra-Cytoplasmique de Spermatozoïde), culture embryonnaire, congélation embryonnaire, don de sperme, don d’ovocytes, accueil d’embryon, et prise en charge des patients à risque viral. Il s’occupe également de la préservation de la fertilité, notamment via la congélation de tissu ovarien, gérée par le Dr Clothilde Amiot. Pour plus d’informations sur les services du CHU de Besançon, consultez le site officiel du CHU de Besançon sur la médecine de la reproduction.
Informations sur la PMA (Procréation Médicalement Assistée)
Procréation Naturelle
La procréation naturelle résulte de la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule. Dans les ovaires, un follicule mûrit chaque cycle menstruel, atteignant sa maturité vers le 12e-14e jour, avec une taille d’environ 20 mm. L’ovule est alors libéré dans la trompe de Fallope.
Lors d’une relation sexuelle, des millions de spermatozoïdes sont éjaculés dans le vagin et entreprennent un parcours complexe pour atteindre l’ovule dans les trompes. Seul un spermatozoïde féconde l’ovule en traversant sa membrane, fusionnant ensuite avec son noyau. Une réaction durcit alors la membrane pour empêcher d’autres pénétrations. L’embryon formé migre vers l’utérus en 5 jours et s’implante dans l’endomètre. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur l’infertilité, ce processus naturel a un taux de succès mensuel d’environ 25 % pendant la période d’ovulation.
Définition de l’Infertilité
L’infertilité est définie comme l’absence de conception après 2 ans de rapports sexuels non protégés. Un bilan peut être initié après 12 à 18 mois d’essais infructueux. Pour les femmes de plus de 38 ans, une consultation est recommandée après 6 mois. L’espèce humaine présente un taux de reproduction modéré, avec environ 25 % de chances de grossesse par mois lors d’une relation pendant l’ovulation. Environ 20 % des couples sont infertiles après un an, et 15 % le restent après deux ans, pour les femmes de moins de 35 ans. Ces statistiques sont issues de données de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) sur l’infertilité.
Pour les hommes, des traitements comme les médicaments à base de sildénafil (tels que le Viagra) peuvent améliorer l’érection en cas de dysfonction érectile, facilitant ainsi la conception naturelle. Consultez un professionnel de santé pour des conseils adaptés, basés sur des recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) sur les troubles de l’érection.
Causes d’Infertilité
Les causes féminines représentent environ 33 % des cas d’infertilité :
- Troubles de l’ovulation : Souvent liés à des déséquilibres hormonaux, comme le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), l’anovulation, l’insuffisance ovarienne ou la ménopause précoce.
- Problèmes tubaires : Séquelle d’infections, de grossesses extra-utérines ou de stérilisations, où la microchirurgie n’est pas possible.
- Endométriose : Présence anormale de muqueuse utérine (sur ovaires, trompes ou péritoine), sécrétant des substances nuisibles à la fécondation et au développement embryonnaire. Pour en savoir plus, consultez les ressources de l’association EndoFrance sur l’endométriose.
Les causes masculines représentent 21 % des cas : diminution du nombre ou de la mobilité des spermatozoïdes, ou absence totale dans l’éjaculat (azoospermie).
Les causes mixtes concernent 39 % des infertilités, impliquant à la fois l’homme et la femme.
Les causes inexpliquées représentent 7 % des cas, où les bilans masculin et féminin sont normaux.
Facteurs d’Infertilité
Âge maternel : À partir de 38 ans, la fertilité diminue, tombant à moins de 10 % de succès par mois après 40 ans. Le nombre de cycles anovulatoires augmente, avec un risque élevé de fausses couches après 41 ans et une fertilité quasi nulle après 45 ans, selon l’OMS sur l’infertilité et l’âge.
Tabac : Il réduit la fertilité de 15 % et augmente les risques de grossesse extra-utérine et de fausses couches, d’après des études de l’INSERM sur le tabac et la fertilité.
Techniques d’AMP
Inséminations Intra-Utérines
L’insémination intra-utérine consiste à introduire des spermatozoïdes mobiles sélectionnés directement dans l’utérus, évitant le canal cervical. Elle est indiquée pour les infertilités cervicales (déficit de glaire), troubles ovulatoires, infertilités masculines modérées, et infertilités inexpliquées. Elle peut être associée à une stimulation ovarienne. Pour des détails, référez-vous aux guidelines de la HAS sur l’assistance médicale à la procréation.
La Fécondation In Vitro (FIV) et l’ICSI
La Fécondation In Vitro (FIV) : Cette technique reproduit in vitro la rencontre des gamètes dans la trompe. Une stimulation ovarienne est réalisée avec des gonadotrophines (FSH ou HMG) pour obtenir plusieurs ovocytes. Seul un ovocyte sur trois est généralement de bonne qualité. Le transfert d’embryons limite les grossesses multiples : un embryon en cas favorable, deux sinon, avec congélation des excédents. Elle cible les infertilités féminines ou inexpliquées.
ICSI (Injection Intra-Cytoplasmique de Spermatozoïde) : Développée depuis 1995 pour l’infertilité masculine sévère, elle injecte un spermatozoïde directement dans l’ovocyte. Elle s’applique même en cas d’azoospermie, via prélèvement chirurgical testiculaire ou épididymaire (par le service d’Urologie, Professeur Bittard). Les spermatozoïdes sont souvent congelés pour une ICSI différée. Des grossesses spontanées restent possibles jusqu’à 3 millions de spermatozoïdes/ml. Pour plus d’informations, consultez l’INSERM sur les techniques d’AMP comme la FIV et l’ICSI.