Alzheimer Preventia

INFORMER, SENSIBILISER, SOUTENIR

Nous pouvons collectivement et individuellement faire reculer la maladie d’Alzheimer, une affection neurodégénérative qui touche des millions de personnes dans le monde. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), environ 55 millions de personnes vivent avec une démence, dont la maladie d’Alzheimer représente 60 à 70 % des cas.

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ALZHEIMER PREVENTIA COLLECTE DES FONDS POUR FINANCER DES PROJETS D’ACTIONS ET DE RECHERCHES SUR LA PRÉVENTION DE LA MALADIE.

Ensemble, faisons grandir l’engagement pour la santé.

Tout le monde est concerné et chacun a la possibilité d’agir et de se mobiliser pour faire reculer la maladie d’Alzheimer. Des initiatives comme celles soutenues par l’Association France Alzheimer montrent l’importance de la sensibilisation et du financement de la recherche.

La maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer, et plus globalement la dépendance liée au vieillissement, représente un problème majeur de santé publique. Des travaux de recherche récents, publiés dans des revues comme le Journal of Prevention of Alzheimer’s Disease (JPAD), ont souligné l’impact que pouvait avoir la prévention sur le déclin cognitif.

Le vieillissement de la population en France

Le vieillissement de la population en France est depuis longtemps un phénomène démographique indéniable, comme le rapportent les données de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE).

  • En 2022, l’espérance de vie a atteint 85,6 ans pour les femmes et 79,7 ans pour les hommes, selon les dernières statistiques de l’INSEE.
  • D’ici 2050, plus d’un tiers de la population aura plus de 60 ans. Ce qui importe aujourd’hui, c’est l’espérance de vie sans handicap. L’avancée en âge est en effet associée à une augmentation de la prévalence du handicap, en particulier cognitif, comme indiqué dans les rapports de l’Ministère des Solidarités et de la Santé.

La cause la plus fréquente de handicap cognitif : la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est la principale cause de démence chez les personnes âgées. Des études de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) soulignent que, en agissant sur les facteurs de risque modifiables, on peut ralentir le déclin cognitif et retarder l’installation de la dépendance. Néanmoins, les actions menées montrent que de réels efforts sont à poursuivre pour améliorer la prise en charge.

Les symptômes de la maladie d’Alzheimer

Les premiers troubles concernent le plus souvent la mémoire : oublis d’événements récents et de rendez-vous, perte d’objets… Le langage est altéré, il est difficile de trouver le nom propre et même le mot juste. Focaliser son attention devient de plus en plus compliqué. S’orienter dans le temps et dans l’espace commence à poser problème. Sur le plan psychologique, le malade change : il devient plus irritable, anxieux, dépressif parfois. Il se désintéresse de ses activités habituelles, devient apathique.

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L’évolution, inévitable mais lente, va se faire vers l’aggravation. La mémoire est profondément touchée, altérant les événements récents mais aussi anciens. Le langage s’appauvrit pour peu à peu disparaître. Le patient est complètement perdu dans le temps comme dans l’espace. Il ne reconnaît plus les personnes de son entourage, même les plus proches. Les gestes quotidiens, même les plus simples, deviennent difficiles puis impossibles. Le comportement et le psychisme sont de plus en plus perturbés : agitation, agressivité, déambulation, délire… Ces symptômes sont détaillés dans les guides de la Haute Autorité de Santé (HAS).

Les causes de la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est une protéinopathie, c’est-à-dire une maladie liée au dépôt de protéines anormales : la protéine Bêta-amyloïde qui s’accumule dans les plaques à l’extérieur du neurone et la protéine Tau hyperphosphorylée qui, s’accumulant à l’intérieur du neurone, crée la dégénérescence neurofibrillaire.

Ces deux lésions vont très progressivement envahir une grande partie du cerveau. Silencieuses au début, elles vont peu à peu faire apparaître des symptômes qui, en s’aggravant, vont réduire puis annihiler l’autonomie du malade, comme expliqué dans les recherches de l’Inserm.

On connaît de mieux en mieux la cascade de phénomènes pathologiques qui conduit au développement des lésions et des symptômes. Par contre, la cause première reste mal connue. Toutefois, dans un petit nombre de cas, une anomalie génétique responsable de l’accumulation de la protéine Bêta-amyloïde est à l’origine de la maladie.

Dans la très grande majorité des cas, on ne peut retenir que des facteurs de risque favorisant son apparition. Sur certains d’entre eux, aucune action n’est possible : le vieillissement, le sexe féminin, la présence de la forme 4 de l’Apolipoprotéine E. Par contre, sur d’autres facteurs de risque, une action préventive est envisageable : facteurs de risque vasculaire, bas niveau de formation, bas niveau d’activité cognitive, physique et sociale, nutrition inadéquate… Des études de l’OMS confirment l’importance de ces facteurs modifiables.

Le traitement de la maladie d’Alzheimer

Si la recherche en matière de diagnostic a fait d’énormes progrès, il n’en est pas de même dans le domaine thérapeutique. En effet, on peut diagnostiquer cette terrible maladie des années avant l’apparition du tout premier signe, par contre, il n’existe, sur le plan thérapeutique, aucune molécule pouvant stopper le processus Alzheimer, selon les recommandations de la HAS.

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Seulement deux types de médicaments symptomatiques sont mis à disposition des patients et leur efficacité reste modeste. Par contre, des stratégies préventives commencent à faire leurs preuves, comme les programmes d’activité physique et cognitive promus par l’Association France Alzheimer.

Le défi posé aux médecins et à la société n’est plus tant le diagnostic précoce mais celui de la découverte d’une combinaison d’actions thérapeutiques et préventives pouvant ralentir voire stopper ce processus Alzheimer.

Glossaire

Apolipoprotéine E : protéine présente normalement dans l’organisme humain sous 3 formes : 2, 3 et 4. La forme 4 représente un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer, comme indiqué dans les études génétiques de l’Inserm.

Biomarqueur : Une biomarqueur est une caractéristique biologique mesurable liée à un processus normal ou non.

CTAD : Clinical Trial in Alzheimer’s Disease conference.

CMRR : Le Centre Mémoire Ressources Recherche.

Dégénérescence neurofibrillaire : lésion intra-neuronale caractéristique de la maladie d’Alzheimer et constituée essentiellement par de la protéine Tau hyperphosphorylée.

EADC : European Alzheimer’s Disease Consortium.

EHPAD : Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes.

Facteurs de risque vasculaire : hypertension artérielle, hypercholestérolémie, diabète sucré, obésité, tabac… Ces facteurs sont analysés dans les rapports de l’OMS.

Fond de dotation : un fonds de dotation est une personne morale de droit privé à but non lucratif qui reçoit et gère, en capitalisant, les biens de toute nature qui lui sont apportés gratuitement, et utilise tous ces revenus en vue de soutenir financièrement une mission d’intérêt général.

IAGG : International Association of Gerontology and Geriatrics.

ICFSR : International Conference for Frailty and Sarcopenia Research.

ICOPE : Soins Intégrés pour Personnes Agées.

INSPIRE : Institut sur la Prévention, le Vieillissement en Santé et la médecine réjuvénatrice.

JPAD : the Journal of Prevention of Alzheimer’s Disease.

Médecine réjuvénatrice : médecine visant à diminuer certains effets du vieillissement.

OMS : Organisation Mondiale de la Santé.

ONG : Organisation Non Gouvernementale.

Pathologie cognitive : pathologie affectant les fonctions cognitives (mémoire, langage, orientation…)

Protéine Bêta-amyloïde : une des 2 protéines anormales qui en s’accumulant dans le cerveau va être à l’origine de la maladie d’Alzheimer. C’est le constituant principal de la plaque amyloïde, une des 2 lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.

Protéine Tau hyperphosphorylée : une des 2 protéines anormales qui, en s’accumulant dans le cerveau, va être à l’origine de la maladie d’Alzheimer. C’est le constituant principal de la dégénérescence neurofibrillaire, une des 2 lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.

Protéinopathie : maladie secondaire au dépôt dans le cerveau d’une protéine anormale.

Références