Ivermectine (Stromectol) – un médicament antiparasitaire et SARS-COV-2
Ivermectine : Usages, Recherches Antivirales et Précautions
L’ivermectine est un médicament antiparasitaire largement utilisé en médecine vétérinaire et humaine. Approuvé par des organismes comme la FDA, il est indiqué pour traiter diverses infections parasitaires chez l’humain, telles que les poux de tête, la gale, la filariose lymphatique, la strongyloïdose et l’onchocercose. Des études scientifiques, comme celle publiée sur PubMed, confirment son efficacité dans ces contextes.
Usages Approuvés de l’Ivermectine
En médecine humaine, l’ivermectine est prescrite pour des affections spécifiques. Voici une liste des principales indications basées sur des sources fiables :
- Poux de tête : Efficace pour éliminer les infestations, selon les directives de l’OMS.
- Gale : Utilisée en traitement topique ou oral, avec des preuves issues d’essais cliniques sur Cochrane.
- Filariose lymphatique et onchocercose : Recommandée dans les programmes de santé publique, comme détaillé dans les rapports de l’OMS.
- Strongyloïdose : Soutenue par des études publiées sur PubMed.
Ce médicament est généralement bien toléré pour ces usages antiparasitaires, avec un profil de sécurité établi par des décennies d’utilisation.
Recherches sur l’Activité Antivirale de l’Ivermectine
Des recherches in vitro ont exploré le potentiel antiviral de l’ivermectine contre divers virus. Par exemple, une étude de phase III a évalué son efficacité contre la dengue, une maladie virale. Bien que le médicament se soit révélé inefficace pour traiter cette infection, il a été bien toléré par les patients, selon les résultats publiés dans des revues spécialisées.
Plus récemment, une publication dans Antiviral Research a décrit les travaux de virologues australiens. Dans des cultures cellulaires infectées par le SARS-CoV-2, une seule dose d’ivermectine a entraîné une réduction de 93 % des particules virales dans le surnageant et de 99,8 % dans les cellules, mesurée par PCR. Aucun virus n’a été détecté après 48 à 72 heures, sans signes de toxicité cellulaire. Le mécanisme impliquerait l’inhibition du transport des protéines virales vers le noyau cellulaire via la protéine IMPα/β1.
Ces résultats, issus de l’étude de Caly et al. (2020), accessible sur ScienceDirect (DOI : 10.1016/j.antiviral.2020.104787), suggèrent que l’ivermectine pourrait être un candidat pour des recherches supplémentaires. Les auteurs notent que les résultats négatifs contre la dengue (causée par un flavivirus) ne discréditent pas son potentiel contre d’autres virus comme les coronavirus.
Potentiel contre le COVID-19
Si confirmée chez les patients, une administration précoce pourrait réduire la charge virale, atténuer la gravité de la maladie et limiter la transmission. Cependant, des organismes comme la FDA et l’EMA soulignent que l’ivermectine n’est pas approuvée pour traiter le COVID-19 en dehors d’essais cliniques, en raison d’un manque de preuves solides issues d’études randomisées à grande échelle.
Précautions et Dangers de l’Automédication
Attention : Nous mettons en garde contre l’auto-administration de l’ivermectine ou de tout médicament non testé cliniquement pour des indications non approuvées. Cela peut entraîner des conséquences graves, y compris des intoxications mortelles.
Par exemple, un cas rapporté par la BBC décrit la mort d’un homme ayant ingéré du phosphate de chloroquine (destiné aux poissons d’aquarium) en pensant traiter le COVID-19. Des sources comme l’OMS insistent sur la nécessité de consulter un professionnel de santé avant toute utilisation.
Pour plus d’informations fiables sur l’ivermectine et COVID-19, consultez les directives officielles de la FDA ou de l’EMA.
Basé sur des sources scientifiques vérifiées, cet article vise à informer sans promouvoir des usages non validés. Toujours prioriser les conseils médicaux professionnels.
